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Réunie en assemblée plénière à Mendrisio le 28 août 2026, la Conférence des directeurs cantonaux de l’énergie (EnDK) a posé les bases du futur système d’incitations pour l’assainissement énergétique des bâtiments. Une évolution qui concerne directement les propriétaires, gérances et maîtres d’ouvrage de toute la Suisse romande : dès 2028, l’actuel Programme Bâtiments et le Programme d’impulsion, ce dernier doté de 2 milliards de francs jusqu’en 2035, fusionneront au sein d’un modèle unique, élaboré conjointement par l’EnDK et l’Office fédéral de l’énergie (OFEN).
Le principe directeur du nouveau modèle est simple : concentrer le soutien financier sur les mesures qui génèrent le plus d’économies d’énergie et la plus forte réduction des émissions de CO₂, plutôt que de répartir les aides uniformément entre tous types d’interventions. Les conditions d’octroi des contributions évoluent en conséquence, afin de limiter les effets d’aubaine, c’est-à-dire les cas où une subvention finance des travaux qui auraient de toute façon été réalisés, et de tenir compte de l’évolution technologique et des coûts du marché.
Pour qui planifie une rénovation, le message est clair : la sélectivité des interventions deviendra un facteur déterminant pour l’accès aux subventions. Un projet pensé pour répondre aux priorités du nouveau système, isolation de l’enveloppe, remplacement des chauffages fossiles, mesures à haut potentiel d’efficacité, aura davantage de chances d’être soutenu qu’une intervention fragmentée.
Le nouveau modèle sera mis en consultation à l’automne 2026, dans le cadre de la révision de l’ordonnance sur l’énergie. Dans ce contexte, les cantons, les associations professionnelles et les acteurs du secteur immobilier pourront se prononcer sur les détails techniques et les conditions d’octroi. C’est une étape à suivre de près, car elle définira les critères concrets : seuils, catégories de travaux éligibles, modalités de calcul, qui s’appliqueront dès 2028.
L’EnDK relie explicitement cette réforme aux vagues de chaleur de l’été 2026, qui ont montré à quel point le parc immobilier suisse est exposé aux effets du changement climatique. L’assainissement énergétique n’est donc pas seulement une question de facture ou d’émissions : c’est aussi une mesure de protection des bâtiments et de leurs occupants, face à des étés toujours plus chauds.
Un changement de système de cette ampleur ne se prépare pas à la dernière minute.
Un audit CECB+ réalisé aujourd’hui permet d’identifier en amont quelles interventions sur son bâtiment offriront le meilleur rapport coût-bénéfice énergétique — précisément le critère sur lequel reposera le nouveau modèle d’encouragement. Pour les propriétaires institutionnels et les gérants de portefeuilles immobiliers, s’appuyer sur un Délégué Énergétique ou activer un Conseil Incitatif permet de planifier les travaux sur un horizon de plusieurs années, en synchronisant le calendrier avec l’entrée en vigueur du nouveau Programme Bâtiments en 2028, plutôt que de courir après les échéances. Pour les PME, l’Audit PEIK reste l’outil le plus direct pour concilier efficacité énergétique et compétitivité.
Dans cette phase de transition réglementaire, disposer d’un partenaire qui suit l’évolution du cadre cantonal et fédéral, et qui traduit ces changements en décisions de projet concrètes, fait toute la différence entre subir le nouveau système et l’anticiper.
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